Quel était le défaut fatal d’Hamlet ?

Quel était le défaut fatal d’Hamlet ?

Hamlet est beaucoup de choses: érudit, orateur, acteur, prince. Sa grandeur se manifeste dans tousactivités, sauf une: son inactivité. Pour une raison quelconque, Hamlet n’est pas en mesure de venger la mort de sonpère sans délai considérable. Il y a un défaut majeur dans le personnage d’Hamlet qui le fait reporter le meurtre de Claudius.
Je crois que ce défaut est l’idéalisme d’Hamlet. Bien que ce soit certainement un bon trait, dans ce cas, à cause de l’environnement d’Hamlet et des circonstances qui lui arrivent, sa nature provoque de grands conflits en lui.
Il était doué d’un grand esprit qu’il utilise abondamment. Hamlet croit que les chosesdevrait être intrinsèquement bon, et que les motivations des gens devraient être justes. Par conséquent, il a beaucoup de difficultés à accepter tout le mal qui l’entoure dans un monde corrompu. Comme l’a dit Hamlet lui-même, “C’est un jardin non désherbé qui pousse à la semence; Les choses de rang et de nature grossière le possèdent simplement” (Acte I, sc ii).
On se demande comment Hamlet peut interagir aussi bien avec son environnement qu’avec lui ; il a aludé de nombreuses fois que la vie est pleine de mal et de tromperie. Il dit à Rosencrantz que le monde estune prison, en fait, “une prison de taille, dans laquelle il y a beaucoup de prisons, de cellules et de donjons.” (Acte II sc ii).
On pourrait aussi s’attendre à ce qu’il soit une personne très amère, mais il ne l’est pas. Il est parfois possible de réprimer sa colère envers la vie en “prison”, parfois non. Cette colère, cependant, associée à son besoin de vengeance, met beaucoup de stress sur Hamlet. Finalement, ce stress est devenu si grand qu’il l’a forcé à agir.
Mais pourquoi a-t-il attendu le “point break” pour faire quelque chose? Peut-être Hamlet n’est-il pas sûr, même dans sa vaste expérience et ses connaissances, que la justice météorologique devrait être laissée entre ses mains; malgré les avertissements du fantôme qu’elle devrait. Je suis d’accord avec la croyance qu’il est difficile, ” dansun monde rusé et trompeur, pour dire à l’homme bon du criminel.” (Notes du livre de Baron). Par conséquent, sa morale le guide pour être absolument sûr de la culpabilité de son oncle et ne pas avoir de réaction émotionnelle précipitée.
Une autre raison principale du retard d’Hamlet a encore une fois à voir avec sa morale et son idéalisme. Parce qu’il possède un esprit si fort, il peut trouver de nombreuses causes et effets possibles pour les affaires quotidiennes. Lorsqu’il s’agit d’affaires loin d’être ordinaires, comme le meurtre de son père, “… la teinte native de la résolution est écœurée par la pâle distribution de la pensée…” (Acte III sc i).
Je suggère également qu’Hamlet n’est peut-être pas capable de vraiment comprendre les motivations mauvaises des gens, en raison de sa propre nature idéaliste. Il s’ensuivrait alors qu’il aurait de grandes difficultés à commettre lui-même un acte d’une violence aussi brutale. L’action que le fantôme a ordonné à Hamlet d’entreprendre va à l’encontre de Hamlet d’une manière très fondamentale. “Le fait quetHamlet est une personne qui pense autant qu’une personne qui ressent, consciente des bons et des mauvais points de chaque étape qu’il prend, rend l’acte de vengeance particulièrement douloureux pour lui. La vengeance n’est pas chrétienne, et Hamlet est un Prince chrétien; ce n’est pas rationnel, et Hamlet est un philosophe; ce n’est pas gentil, et Hamlet est un gentleman ” (Notes du livre de Baron).
En fin de compte, cependant, ce n’est pas le sentiment de bien et de mal d’Hamlet qui le charge de se venger; au contraire, la mort de son oncle survient dans une chaleur de passion. Bien qu’il reconnaisse que le meurtre est un péché majeur, il sait aussi qu’il doit venger la mort de son père – il ne pouvait pas continuer à vivre en sachant qu’il n’était pas capable de reposer l’âme de son père: “Mes pensées soient sanglantes ou ne valent rien” (Acte IV sc IV).
En effet, vers la toute fin de la pièce, il rejette tout doute sur sa ligne de conduite, disant qu'”Il y a une providence particulière dans la chute d’un moineau” (Acte V sc ii). Ainsi, il a adopté un point de vue fataliste qu’il croit “juste” (et qui s’en tient à la théorie idéaliste) et se promet de ne pas laisser sa décision vaciller.
En conclusion, je crois qu’on voit facilement comment l’idéalisme d’Hamlet lui cause de grands problèmes, compte tenu de sa situation. Si Hamlet est vraiment de nature idéaliste, et je crois qu’il l’est, alors il doit toujours faire ce qu’il pense être juste.
Ce que pense Hamlet est juste, cependant, est basé sur ses valeurs. Parmi les deux valeurs qui entrent en conflit dans la pièce, il y a sa loyauté envers son père et sa conviction que tout meurtre est faux. Il doit donc non seulement prendre la décision très difficile de choisir entre deux valeurs étroitement tenues, mais il doit également agir sur sa décision – ce qui s’avère beaucoup plus difficile.

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